Le bail commercial est l'un des contrats les plus déterminants pour un commerçant ou un artisan. Il encadre les relations entre le bailleur et le locataire professionnel pour une durée minimale de neuf ans, avec des droits et des obligations qui s'imposent aux deux parties.
Mal négocié ou mal rédigé, il peut exposer votre activité à des risques considérables : hausses de loyer imprévues, refus de renouvellement, résiliation anticipée ou litiges coûteux.
Le cabinet DRISSI Avocat accompagne les commerçants, artisans, TPE-PME et bailleurs dans toutes les étapes de la vie d'un bail commercial : de la négociation initiale et la rédaction du contrat, jusqu'à la gestion des litiges devant le tribunal judiciaire. Basé à Toulouse et Montauban, le cabinet intervient également sur l'ensemble de la région Occitanie et sur tout le territoire national.

Le bail commercial est régi par les articles L. 145-1 et suivants du Code de commerce. Il s'applique aux locaux dans lesquels est exploité un fonds de commerce ou un fonds artisanal. Pour bénéficier du statut des baux commerciaux — et de la protection qui en découle —, plusieurs conditions doivent être réunies :
Le statut des baux commerciaux confère au locataire un droit au renouvellement du bail — appelé « propriété commerciale » — qui constitue une protection fondamentale. Le bailleur qui refuse ce renouvellement sans motif légitime s'expose au versement d'une indemnité d'éviction.
La signature d'un bail commercial engage le locataire pour une durée minimale de neuf ans. Chaque clause du contrat peut avoir des conséquences financières et juridiques significatives. Il est donc essentiel de faire appel à un avocat spécialisé en bail commercial avant toute signature.

Le loyer d'un bail commercial peut faire l'objet de deux types de révision :
Tous les trois ans, le bailleur ou le locataire peut demander la révision du loyer à la valeur locative, si le loyer en vigueur est inférieur ou supérieur de plus de 10 % à cette valeur. La variation du loyer révisé est plafonnée par la variation de l'ILC ou de l'ILAT, sauf déplafonnement justifié par une modification notable des facteurs locaux de commercialité.
Si le bail contient une clause d'indexation, le loyer est révisé automatiquement à chaque période convenue (le plus souvent annuellement) selon l'évolution de l'indice de référence. Le cabinet vous conseille sur la négociation de ces clauses pour éviter des révisions défavorables.
À l'expiration de la période de neuf ans, le bail se poursuit par tacite reconduction, sauf si l'une des parties prend l'initiative du renouvellement ou du congé.
Le locataire peut adresser une demande de renouvellement au bailleur, par acte d'huissier ou lettre recommandée avec accusé de réception, dans les six mois précédant l'expiration du bail. Le bailleur dispose d'un délai de trois mois pour accepter ou refuser.
Le bailleur peut refuser le renouvellement, mais il devra en principe verser une indemnité d'éviction au locataire, sauf s'il justifie d'un motif grave et légitime (manquements du locataire à ses obligations) ou invoque le droit de reprise pour habiter ou démolir l'immeuble.
À retenir : L'indemnité d'éviction comprend la valeur marchande du fonds de commerce, les frais de déménagement, de réinstallation et les troubles commerciaux. Son calcul est souvent source de litige — le recours à un avocat spécialisé est indispensable pour défendre ou évaluer vos droits.
Le locataire peut résilier le bail à l'expiration de chaque période triennale (tous les 3 ans), sous réserve d'un préavis de six mois notifié par acte d'huissier. Certaines clauses permettent des exceptions à ce droit de résiliation triennale pour les baux d'une durée supérieure à neuf ans ou concernant certains types de locaux.
Le bailleur, quant à lui, ne peut résilier le bail avant son terme qu'en cas de manquement grave du locataire à ses obligations (non-paiement des loyers, exploitation de locaux non conforme à la destination prévue au bail, etc.) et après mise en demeure restée sans effet.
La cession du bail commercial est indissociable de la cession du fonds de commerce. Elle est en principe libre, sauf clause contraire. Certaines stipulations contractuelles méritent toutefois une analyse approfondie :
Le cabinet DRISSI Avocat vous accompagne pour sécuriser l'ensemble de l'opération de cession, depuis la rédaction de la promesse de cession jusqu'à la signature définitive de l'acte, en passant par l'analyse juridique et fiscale de la transaction.
Les conflits entre bailleurs et locataires sont fréquents et peuvent avoir des conséquences lourdes sur l'activité commerciale. Le cabinet intervient dans tous types de contentieux liés aux baux commerciaux :
La durée minimale d'un bail commercial est de neuf ans. Les parties peuvent convenir d'une durée plus longue, mais pas inférieure. Le locataire dispose toutefois d'un droit de résiliation à l'issue de chaque période triennale (tous les 3 ans), sous préavis de six mois notifié par acte d'huissier.
Oui, le bailleur peut refuser le renouvellement, mais il devra alors verser une indemnité d'éviction au locataire, sauf s'il invoque un motif grave et légitime (manquement aux obligations du locataire) ou exerce son droit de reprise pour habiter ou démolir l'immeuble.
Le loyer peut être révisé à la demande de l'une ou l'autre des parties tous les trois ans (révision triennale), ou automatiquement si le bail contient une clause d'indexation (clause d'échelle mobile). La révision est encadrée par l'ILC ou l'ILAT, sauf déplafonnement justifié par une modification des facteurs locaux de commercialité.
En cas de loyers impayés, le bailleur doit adresser une mise en demeure au locataire. Si les impayés persistent, il peut engager une procédure d'injonction de payer ou une procédure en résiliation du bail devant le tribunal judiciaire. Il est conseillé de faire appel à un avocat dès les premiers impayés pour agir rapidement et efficacement.
Depuis la loi Pinel de 2014, les charges récupérables sur le locataire sont limitées. Sont notamment interdites : les dépenses liées aux travaux de l'article 606 du Code civil, l'impôt foncier, les honoraires de gestion du bailleur. Un inventaire précis des charges doit obligatoirement être annexé au bail commercial.
Maître DRISSI, avocat à Toulouse et Montauban, met son expertise en droit commercial au service de vos intérêts. Premier contact gratuit.